QUI SUIS-JE ?

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Mon chemin : des corps sculptés au corps en mouvements, du soin de la terre au soin des hommes.

BIOGRAPHIE

Des corps sculptés …
... au corps en mouvements,

 

J’ai une âme d’artiste. Elle m’a conduit à faire des études d’art. Exprimer les émotions dans la matière, faire parler la matière, y inscrire l’intention d’un corps ; cela toujours été une curiosité pour moi. J’ai observé, scruté, dans les livres et les musées toutes les manières qu’avait trouvé l’être humain de créer un corps, dans la pierre, l’argile, le bronze ; de l’âge de la pierre à nos jours. A travers tous ces objets, sculptures antiques, baroques ou contemporaines, j’étais toujours étonnée et touchée de rencontrer à travers une sculpture, un homme ou une femme: l’artiste qui avait décidé à un moment précis d’exprimer un sentiment, le fragment d’une histoire, d’une vie, dans un morceau de terre ou de pierre.

 

A mon tour j’ai exprimé dans la terre, la pierre et le bronze, des émotions d’une moitié de l’humanité: la femme. J’ai parlé dans la matière de la féminité, de la femme amante, mère, femme déesse, vestale, femme épanouie ou endormie, femme ancestrale; dans des formes rondes, pleines, généreuses et pures à la fois, dans une quête sans cesse renouvelée d’une ligne idéale, parfaite, équilibrée.

C’est par la forme que je suis entrée en relation avec les autres, avec curiosité, parfois avec admiration ou répulsion, avec compassion aussi, en observant dans ces corps, mouvants et expressifs, une vie intérieure toujours inédite.

 

J’ai rencontré à vingt ans le Yoga, et je l’ai toujours pratiqué. Cette pratique corporelle m’a permis de connaitre ce corps, mon véhicule et d’apprendre à en prendre soin et à l’habiter. J’ai appris aussi à nourrir mon âme et cette aspiration vers ce quelque chose d’inconnu qui m’a toujours habité: une quête, une nostalgie, difficile à nommer.

Du soin de la terre…
...au soin des hommes

 

J’ai fait un détour par la terre; parce que je suis une femme de conviction, d’engagement et je suis une idéaliste. Je voulais être active dans ce mouvement qui cherche des nouveaux modes non pas d’exploitation de la terre, mais d’un travail respectueux de la terre et des hommes. Nous avons créé une exploitation agricole biologique. Cet engagement était réel, concret et enthousiasmant; Quoi de plus beau que d’apprendre à prendre soin de la terre, à en connaitre les lois. J’ai étudié à cette occasion l’anthroposophie de Rudolph Steiner, le seul qui aborde la nature, sa relation à l’homme avec un éclairage spirituel. Ses lectures ont jalonné tout mon chemin. Le travail de la terre est exigeant et ardu; cette expérience m’a forgée. Elle m’a donné la compréhension la plus précieuse pour moi, celle de l’interrelation: cette terre est vivante, elle n’est pas qu’un substrat dans lequel des chimistes de laboratoires déversent des engrais et des pesticides. Elle contient un microcosme, un monde vivant, qui si on le respecte devient un collaborateur. J’ai appris à connaitre et à aimer  le monde des insectes et des plantes. J’ai appris que ces légumes que je cultivais dans le respect  du vivant, devenait non seulement une nourriture, mais par leur vitalité, leur vigueur, un vrai médicament.

Aujourd’hui, nous sommes dominés par une pensée matérialiste qui ne peut pas inclure l’idée du vivant. La terre est traitée comme un objet qu’on exploite sans limites, les animaux sont des objets ; et nous qui sommes nous ? Les légumes qui sont produits sont devenus aussi des choses qui ont perdus leur vitalité. Dans ce monde superficiel, ils n’ont gardé que l’apparence de légumes, ils ne sont plus que des produits dénaturés, sur-imbibés de substances toxiques.

C’est ainsi que ma passion pour le soin à la terre, aux  plantes et aux insectes à rejoint ma curiosité pour les corps ; non plus seulement à travers  l’émotion devant leur beauté mais à travers les soins que je pouvais leur apporter: comment entretenir cette vitalité ? comment répondre à ses besoins ? quelle nourriture lui donner ?

 

Puis j’ai rencontré le Samadeva.  J’ai aimé le Yoga Derviche, le socle du Samadeva, sa première branche. J’y ai trouvé cet élément de la beauté, de l’harmonie si importante pour moi. C’est comme si tout ce que j’avais cherché par moi-même, trouvé ou espéré ce trouvait là réuni : des méthodes de connaissances de soi, un travail sur le corps, mais aussi sur les émotions, les pensées.

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